Au bord d’un lac, en plein hiver, une femme entre dans l’eau. Son père est mort. Dans le silence suspendu de la surface, elle lui parle, évoque les minuscules événements, amassés, qui constituent les existences partagées et façonnent les identités.
Autour d’elle, un choeur de sirènes murmure : elles racontent le froid, la mémoire, la chair, les eaux qui diluent les secrets.
Tiramisu est une pièce-poème sur la filiation et la disparition, sur ce qui nous échappe et nous survit. Dans cette écriture suspendue entre le réel et le mythe, le lac devient mémoire, lieu de passage et de lumière.

Au bénéfice d’une formation de sociologue (Master de l’Université de Neuchâtel) et de comédienne (Théâtre Populaire Romand, La Chaux-de-Fonds et Ecole Serge Martin, Genève), Fanny Wobmann exerce depuis 2011 en tant qu’autrice, comédienne, metteure en scène, dramaturge, organisatrice d’événements culturels, programmatrice. Co-fondatrice du collectif littéraire AJAR, de la compagnie Princesse Léopold et de la ZAC, elle développe de nombreux projets de théâtre, d’écriture et de performance, présentés en Suisse et en Europe. Elle mène également un travail d’écriture personnel pour lequel elle a remporté de nombreux prix et bourses.
Commander aux Éditions Alphil
Titre : Tiramisu
Auteur : Fanny Wobmann
Date de sortie : 2026
ISBN : 978-2-88950-330-6
Éditeur : Livreo-Alphil
Nb. de pages : 88
Neuchâtel, du côté du port. Christophe et Estelle se donnent rendez-vous au restaurant. Christophe fête son quarante-huitième anniversaire ; Estelle est sa femme. Chacun, par sa propre voie, escompte le bonheur. Tandis que l’automne engourdit ruelles et quartiers, une interrogation demeure : et maintenant, qu’allons-nous faire ?
À travers son enfance, Dunia Miralles raconte l’effervescence qui régnait en Suisse vers la fin du franquisme. De la création, à Neuchâtel, du Centro Español Las Tres Carabelas, dont l’un des fondateurs fut Francisco Ruiz Vázquez, un catholique andalou converti au protestantisme, aux planches de Tábano, troupe de théâtre interdite en Espagne où débuta la célèbre écrivaine Rosa Montero, en passant par le voyage de son père à Paris, pour assister à un meeting de La Pasionaria, invitée par le Parti communiste français, Caravelles du Seyon nous emmène dans l’espoir et les joies qui enflammaient une partie des Espagnols vivant, à cette époque, à l’étranger.


«J’ai parfois imaginé des scénarios de fin du monde, en me demandant comment je réagirais, quelles forces nouvelles je me découvrirais, à quelles actions mon instinct de survie me pousserait. Je m’attendais à beacoup de choses: l’état de choc et l’hébétude qui s’ensuit, le froid, le silence, la peur, le manque. Je m’attendais à beaucoup de choses, mais pas à ça: j’ai dans le ventre les mêmes papillons que lors de mon premier coup de foudre amoureux.»



Chaque jour pendant une année, l’auteure décrit le pré qui l’entoure, depuis la table de sa roulotte.
